Archive | août 2017

Tous nos jours parfaits

Auteure : Jennifer Niven

Editions : Gallimard

 

Résumé :

Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie.
Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité.
Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

Avis :

Hello !

On se retrouve pour un nouvel avis sur un livre sorti il y a un moment dont j’ai entendu que du bien sur bookstagram et du coup j’ai eu envie de sauter le pas aussi. Avec le peu de nouveauté en été, c’est aussi l’occasion de rattraper son retard.

Violet vivait une vie tranquille. C’était la pom pom girl populaire qui sort avec le beau mec du lycée jusqu’à ce qu’un événement vienne bouleverser sa vie : la mort brutale de sa sœur. Depuis, sa vie s’est arrêtée. Elle n’a plus du tous les mêmes envies. Elle a abandonné son rôle de pom pom girl. Elle se rend compte que ses amis n’en sont pas vraiment. C’est le désordre dans sa tête encore 9 mois plus tard. Sa passion pour l’écriture a disparu. Plus rien n’a d’importance pour elle.

« Tu es toutes les couleurs en une, à leur maximum d’éclat. »

Finch est instable. Il se bat sans arrêt. Il risque l’exclusion définitive du lycée. Il est très différent des autres. Et vous savez comme la différence dérange. Chaque jour, il se fait traiter de « fêlé ». Personne ne fait attention à ce qu’il ressent vraiment.

« Crétin. Bon à rien. Voilà les mots que j’ai entendus toute ma vie. Les mots que je fuis en courant, parce que si je les laisse me rattraper, ils vont enfler, me remplir tout entier, et tout ce qu’il restera en moi ce sera crétin, bon à rien, crétin, bon à rien, crétin, bon à rien, fêlé. Et je ne peux rien faire d’autre que courir, courir de plus en plus vite en me répétant d’autres mots : Cette fois, ce sera différent. Cette fois, je vais rester éveillé. »

Leur relation commence en haut du clocher de leur lycée, à 20 mètres au-dessus du sol, prêts à sauter. Et se poursuit en cours où ils doivent faire un devoir en commun, les poussant à passer du temps en ensemble. Une relation va naître. Chacun essayant de ramener l’autre à la vie. Ils vont apprendre à se connaitre et s’aimer. Mais Finch est imprévisible. Un jour, il est là. Le suivant, il a disparu. C’est pour comprendre ce qui se cachait vraiment derrière ce comportement que j’ai continué ma lecture.

« J’ai appris qu’il y avait du bon dans ce monde, si on prend la peine de bien chercher. J’ai appris que tous les êtres humains ne sont pas forcément décevants, moi y compris, et j’ai appris qu’un tas de terre de trois centre quatre-vingt-sept mètres peut sembler plus haut qu’un clocher quand on s’y perche avec la bonne personne. »

J’ai passé un bon moment malgré un début plutôt long j’ai trouvé. Et quelques longueurs par moments. Je pense qu’il a sans doute été un peu trop jeunesse pour moi. C’est en tout cas un livre bouleversant qui m’a fait lâché pas mal de larmes. J’ai eu du mal à lire les dernières pages tellement j’étais dans tous mes états.

« Ne remets pas à demain ce que tu peux faire le jour-même. Toi, plus que tout autre, tu devrais savoir qu’il faut profiter de l’instant présent. »

Il aborde un sujet sensible comme vous le savez : le suicide. Mais pas seulement. Il parle d’une maladie si peu connue mais troublante. C’est le genre de roman qui fait réfléchir à travers une jolie histoire d’amour. L’écriture de l’auteure est tout en poésie. Pensez à lire sa note à la fin du livre. Vous comprendrez ce qui l’a poussé à écrire cette histoire. Je vous le recommande.

« Tu me rends heureux bien à l’abri de ton sourire radieux. Tu me rends plus beau quand mon nez me semble un peu trop gros. Tu me rends spécial et Dieu sait que j’ai cherché à être ce garçon idéal. Tu me rends fou amoureux de toi. La plus belle chose qui soit arrivée à mon cœur, c’est de battre pour toi… Tu me rends joli et c’est si joli d’être joli pour celle que j’aime… »

Note : 3.5/5

Elsa

C’est Lundi, que lisez-vous ? #8

Hello !

C’est Lundi mais pas de boulot. C’est les vacances pour 3 semaines pour moi avant la rentrée. Je vais en profiter à fond. J’espère que vous allez bien aussi.

 

Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Une grosse semaine de lecture. Je crois que je n’ai jamais autant enchaîné de lectures. Plus rien ne m’arrête haha. Et finalement je me suis tenue à mon programme.

Mes avis sur Ordonne-moi, Tous nos jours parfaits et Driven arrivent dans la semaine.

 

Que suis-je en train de lire en ce moment ?

bliss

Je lis la version intégrale papier à paraître en septembre. Et pour l’instant j’adore. C’est frais et vraiment drôle.

 

Que vais-je lire ensuite ?

Je vais me lire que des pavés cette semaine je crois haha. J’en profite vu que je serais chez moi et que je pourrais passer mes journées à lire. C’est l’occasion avant la reprise.

 

C’est terminé pour cette semaine. On se retrouve lundi prochain. N’hésitez pas à vous aussi me dire ce que vous lisez. Passez une bonne semaine !

A bientôt sur le blog.

Elsa

Finding cinderella

Auteure : Colleen Hoover

Editions : Pocket jeunesse

 

Résumé :

Quand, dans l’obscurité la plus totale, une inconnue tombe dans ses bras, Daniel a le premier coup de foudre de sa vie. Tous deux décident de vivre une histoire aussi courte qu’intense sans échanger leurs noms ni voir leurs visages. Quelques mois plus tard, alors que Daniel a perdu tout espoir de retrouver sa Cendrillon, il rencontre Six, la meilleure amie de Sky : deuxième coup de foudre. Mais Holder lui interdit formellement de tenter de la séduire… ce que Daniel va bien sûr prendre pour un défi à relever.

Avis :

Hello !

On se retrouve pour un nouvel avis sur le dernier Colleen Hoover paru en France. Et que j’attendais vraiment beaucoup comme j’ai eu un énorme coup de cœur pour Hopeless et Losing Hope. Et j’accrochais déjà à l’humour de Daniel.

A chaque pause, Daniel se cache dans un local dans le noir. Sauf qu’il n’avait pas prévu d’être rejoint par une inconnue. Tous deux décideront de rester anonyme. Leur histoire ne durera pas longtemps. Même-si les jours suivants, Daniel essayera de retrouver sa Cendrillon qu’il n’arrive pas à oublier.

Un an plus tard, Daniel fait la rencontre de Six, la meilleure amie de Sky qui rentre d’un échange à l’étranger. Et le coup de foudre est immédiat. Mais Daniel lui défend d’approcher Six pour ne pas semer des tensions dans leur petit groupe. Il connait le côté peu sérieux de son meilleur ami avec les filles. Sauf que l’interdit attire. Et que Daniel ne va pas respecter les règles.

« Ignore-les tous. J’ai envie de t’embrasser, je veux que tu aies envie que le fasse, et je ne me sens pas d’attendre qu’on se dise au revoir car c’est la première fois de ma vie que j’éprouve une envie aussi irrésistible. »

Six n’a jamais eu de vrais petits amis. Jamais été amoureuse. Elle se fout de son apparence. J’ai adoré son petit grain de folie. Ce n’est pas une fille comme les autres. Elle ne se prend pas la tête. C’est ce qui va plaire à Daniel. Mais Six ne sera pas si facile à apprivoiser. Elle a cessé toutes relations avec les hommes depuis un an. Elle a désormais d’autres attentes. Et Daniel va devoir s’armer de patience.

Daniel et sa famille m’ont vraiment fait beaucoup rire. Son père toujours prêt à révéler des détails croustillants au pire moment. J’ai aimé le voir perdre un peu son assurance face aux 4 grands frères de Six.

« C’est pas ma faute, dis-je en désignant Six. Elle déteste les sacs à main, elle m’a fait un check du poing et elle m’a demandé de la pousser sur ce foutu tourniquet. Ensuite elle a voulu voir où j’avais eu des rapports sexuels au parc, puis elle m’a obligé à entrer en cachette dans ma propre chambre. Cette fille est bizarre et la moitié du temps je n’arrive pas à la suivre mais elle me trouve vachement drôle. Et ce matin, Chouquette m’a demandé si j’espérais l’aimer un jour, et je me suis rendu compte que oui, je veux aimer cette fille plus que je n’ai jamais espéré aimer quelqu’un. »

J’ai adoré cette petite nouvelle vraiment drôle mais aussi surprenante. Je ne m’attendais pas du tout à un tel rebondissement. C’est vraiment une belle bande d’amis. J’ai passé un super moment avec eux. J’ai adoré retrouver l’humour de Daniel et le découvrir aussi sous un nouveau jour perdant tous ses moyens face à ce qu’il ressent. Complètement perdu. C’est vraiment une bonne petite histoire toute fraiche pour finir cet été. Une belle fin à toute cette histoire.

Mais attention au spoil si vous n’avez pas lu Hopeless. Il y a plusieurs références qui pourraient vous révéler toute l’intrigue. Et ça serait vraiment dommage. L’écriture de l’auteure est toujours aussi agréable. Et pensez à lire sa note au début du roman. Elle se confie une nouvelle fois à nous et c’est toujours aussi touchant. Je vous le recommande.

Note : 4,5/5

 

Elsa

Âmes indociles – vol 3/6

Auteure : Emma M. Green

Editions : Addictives

Sortie : 19/08/2017

 

Résumé :

Petite dernière d’un empire de la mode, Calliopé décide de s’affranchir d’un père abusif et tout-puissant pour retrouver son enfant, qu’on l’a forcée à abandonner des années plus tôt. À 22 ans, la brune révoltée ose enfin affronter son passé. Mais c’est son présent qui vacille et son futur qui surgit quand elle rencontre enfin Willow, une curieuse petite fille de cinq ans qui est bien la sienne.
Seul obstacle à leurs retrouvailles : le père adoptif de Willow, Lennon Hathaway, bien trop beau pour être vrai, trop riche pour être honnête, trop solitaire pour lui faire une place dans sa vie et trop méfiant pour croire en elle.
Et pourtant, dans ses yeux verts, elle jurerait avoir vu une lueur d’humanité. Peut-être même autre chose, un sentiment qu’elle n’espérait plus…

Service presse

Avis :

Hello !

On se retrouve pour mon avis sur la suite d’âmes indociles. Je remercie Carole des éditions addictives pour ce service presse.

La fin du tome précédent se finissait une nouvelle fois par un événement qui m’a brisé le cœur. Callie se retrouvant encore écartée de sa fille. Mais jamais elle ne lâchera. Pendant plusieurs semaines, elle va tout faire pour regagner la confiance de sa petite lilliputienne. Elle va devoir être patiente.

« Je meurs d’envie de la serrer dans mes bras, et de lui dire qu’elle a tout compris, que je fais tout à l’envers mais que ça peut marcher aussi, je rêve d’enfouir mon nez dans ses nattes, de respirer l’odeur de son cou et de lui demander pardon. »

Elle pourra compter sur le soutien de Lennon. Bien décidé à enfin laisser Callie entrer pleinement dans la vie de sa fille et à lui apprendre un nouveau côté de la vie. Il a bien compris qu’il ne pourrait pas séparer ces deux semblables. Et même que celles-ci pourraient s’allier toutes les deux contre son autorité.

Se rapprocher de sa fille et passer presque tout son temps à la Villa, va aussi amener Callie à voir sans arrêt Lennon. Et ses sentiments vont être de plus en plus difficile à maîtriser.

« Plus les jours passent et plus j’en suis persuadée : c’est à ça que ça ressemble. C’est douloureux, déstabilisant, un peu violent mais ça rend vivant. Cette sensation de manquer d’air, mais avec le cœur qui cogne comme jamais. Ces frissons qui vous donnent chaud, froid, tout à la fois. Ce regard qui vous happe et ébranle toutes vos convictions. Je suis amoureuse pour la première fois. »

Et une nouvelle fois, on en découvre un peu plus sur le passé de Callie et Lennon. Les agissements de Vitto m’ont écœuré encore un peu plus. Cet homme est sans limite. L’enfance de Lennon a aussi eu sa part sombre. Ils s’ouvrent de plus en plus l’un à l’autre. Et une vraie complicité fait son apparition.

« Il reste le cas Lennon Hathaway, pieds bien ancrés dans le sol et bras croisés, qui n’a pas encore trouvé ses propres ailes. Ou qui trouvent les miennes trop fragiles pour lui montrer le chemin. Ou qui est bien trop fier pour admettre qu’avec moi au bord de la falaise, il a le vertige. »

Ce volume est encore un coup de cœur. La fin nous explose en pleine figure et promet un avenir plus qu’incertain pour notre petite famille. Je suis encore toute bouleversée. Les auteures vont toujours plus loin. Je me demande vraiment ce qu’elles nous réservent pour la suite. Je l’attends avec impatience en tout cas.

Si vous n’avez pas encore lu un de leurs livres, lancez-vous. Vous ratez vraiment quelque chose. Elles ont un petit quelque chose en plus, que je ne saurais pas expliquer tellement c’est naturel, qui me rend à chaque fois dingue.

Note : 5/5

Elsa

 

Wild heart


Auteure : Lily Haime

Editions : Milady

Résumé :

Comment s’autoriser à aimer lorsqu’on est en colère contre tout le monde, et surtout contre soi-même ? 

« Es-tu en colère Gabriel ? »  Cette question, le docteur Grant la lui a posée pendant trois ans, à chaque début de séance, durant toute sa détention au centre correctionnel de Red Wing. Quand Gabriel en sort, elle reste dans sa tête comme un disque rayé. Bien sûr qu’il est en colère, il l’a toujours été et il l’était surtout au lycée, où il voyait Vicky, ce garçon un peu trop souriant, un peu trop heureux. Ce garçon aux habits colorés, aux yeux gris, et qui semblait le regarder différemment. Un jour, Gabriel l’a poussé un peu trop fort. L’instant d’après, Vicky gisait au bas d’un escalier, sa jambe brisée. Handicapé, à jamais… Depuis qu’il est sorti du centre correctionnel, Gabriel essaie de refaire sa vie. De travailler dans un garage. De renouer des liens avec sa soeur. Il écrit des lettres, aussi, des lettres d’excuse qu’il n’envoie jamais. Il se bat pour trouver un certain équilibre et contrôler cette rage qui le dévore… jusqu’au jour où, par hasard, sa route recroise celle de Vicky. 

Avis :

Hello !

On se retrouve pour un nouvel avis sur une romance M/M. Je veux en lire de plus en plus. Et cette auteure est une adepte de ce genre. J’avais vraiment envie de découvrir sa plume.

Gabriel a passé 3 ans en centre correctionnel pour avoir poussé un de ses camarades dans les escaliers à l’âge de 15 ans, l’handicapant à vie. Cet événement l’a profondément marqué. Il reste enfermé dans sa culpabilité. Il n’arrive pas à se pardonner même encore 7 ans plus tard. Il fait des cauchemars chaque nuit. La rage le ronge. Il est incontrôlable. Toujours en colère. Dur avec lui-même. Il a été conditionné pour ne jamais montrer ses faiblesses. 

« Vicky était le plus redoutable de mes adversaires, et chaque minute avec lui me rapprochait de la folie, de la défaite. Du black-out. »

Il se perd dans les combats clandestins pour faire tout sortir. Des combats de plus en plus dangereux. Jusqu’où ira-t-il ? La violence a toujours gouverné sa vie. Sa mère l’ayant abandonné. Son père étant instable. Ses vrais parents sont sa sœur et son mari. Toujours présents malgré le comportement de Gabriel. 

« Chaque victoire est un combat, tu sais. Chaque victoire prend un peu de moi. Un peu de chair. Un peu de sang. Mais ce n’est rien comparé à l’intensité de ton regard. J’aurais voulu ne jamais le revoir. Ne jamais me rappeler ce qu’il me soufflait lorsque nous étions au lycée. »

Chaque nuit, il va de femmes en femmes. Mais aucun ne le satisfait. Il lui manque la passion. Quand il recroise Vicky, ça le chamboule. Ses pensées dérivent sans cesse vers lui. Mais comment aimer quelqu’un en s’en voulant chaque jour en voyant son handicap ? 

« Mais il n’avait rien compris, évidemment. Parce que mon bonheur était une plante fragile qui poussait sur une terre goudronneuse. Qu’un rien pouvait l’écraser. Il suffisait de comprendre ce que Vicky endurait encore chaque jour et à chaque pas, pour voir que nous n’étions que du vent. »

Gabriel manque terriblement de tact. C’est une tornade qui fout tout en l’air sur son passage. Il va se retrouver avec un poids énorme sur ses épaules. Vicky va être son ancre. 

« Je t’aime, je t’aime. Mais rien n’est anodin, rien n’est sans douleur. Parce que quand je te vois, tout me chamboule, tout me bouleverse. Je te veux et ça me blesse. Je t’aime comme un éclat de colère, comme une lueur de fureur. Comme l’ombre d’une douceur à laquelle il fait bon de se couler de temps en temps. »

Vicky est un homme tellement bon avec un coeur énorme. Il n’en a jamais voulu à Gabriel. Il lui a pardonné depuis le début. Et il était même secretement amoureux de lui depuis qu’il avait croisé son regard. C’est la douceur de l’histoire malgré son look décalé. 

« J’ai passé près d’un an à te provoquer. Je te souriais, je te poursuivais. Je voulais que tu me voies. Que tu me remarques. Et j’y arrivais à la perfection. Tu n’avais que quinze ans, mais pour être honnête, je m’en foutais. Je te voulais, malgré tout ce qu’on avait pu me dire à ton sujet. J’étais amoureux de toi, j’étais prétentieux et je me foutais que tu sois en colère, mal ou acculé par mes sentiments. Je ne voyais rien d’autre que toi, point barre ! Parce que je ne voulais rien d’autre que toi, Gabriel ! »

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. La relation entre les personnages est tellement intense. Il y a une vraie alchimie entre eux. La plume de l’auteure est magnifique. 

« Je suis fou de toi et ça me bousille ! Mais j’ai besoin d’intensité, tu comprends ? Je ne veux pas de ta mesure, de ta raison. Ta douceur, je l’adore, mais seulement si elle suit un peu de passion, bordel ! Ta tendresse, je la veux, mais montre un peu de férocité avant ça ! »

C’est aussi l’histoire d’une famille si touchante qui m’a fait verser ma larme. Je ne m’attendais tellement pas à cela. J’ai eu mal au cœur. Cette histoire est bouleversante mais belle. Je vous la recommande vraiment. 

« Même si au bout du compte, ils en souffraient. Mais la douleur ne faisait-elle pas partie de chaque mot d’amour ? On tombait amoureux. On se cassait la gueule. On s’écorchait. On se mettait à vif. On se débattait dans un labyrinthe de sentiments. On se heurtait sur chacune de nos émotions. Quand on n’avait plus mal, c’était qu’on avait cessé d’aimer. »

Note : 4,5/5

Citations : 

« Je ne me sentirais libre nulle part. Mes barrières, je les portais en moi. C’était des barreaux en acier trempé auxquels je m’agrippais avec fureur pour essayer de les briser, ou même de les faire bouger légèrement. Mais ils restaient là, immobiles, solidement ancrés. Il y avait bien un verrou quelque part, une serrure et une clef. Mais j’étais incapable de faire autre chose que de me frapper la tête contre les murs en m’imaginant qu’à un moment, je taperais assez fort pour effriter le ciment et y faire un trou. Peut-être qu’un jour, je pourrais m’échapper de moi-même. »

« Il envahissait un espace que je pensais garder vide. Que je ne voulais pas remplir, et sûrement pas faire déborder, comme si d’un coup, tout était trop. Trop fort, trop étouffant, trop intense. Trop lui. »

« Les excuses n’effaçaient pas tout. Elles n’étaient pas un rideau derrière lequel on pouvait se cacher quand on avait fait n’importe quoi. »

« Avec toi, je me sens plus fort, Gabriel. Je me sens protégé et aimé. C’est tumultueux, souvent impétueux et de temps en temps un peu rude, mais tu oublies tout ce qu’il y a d’autre. La douceur, l’affection, l’amour. Je peux compter sur toi n’importe quand ; je sais que lorsque je vais te voir, je me sentirai de nouveau entier, parce que tu sauras redonner vie à ce que je croyais éteint. Tu allumeras les lumières – mes lumières – toutes, et je pourrai enfin voir. »

Elsa

C’est lundi, que lisez-vous ? #7

Hello !

C’est Lundi mais le week-end continue encore pour 2 jours pour moi. Quel bonheur ! Et les vacances arrivent en fin de semaine. Tout va pour le mieux hormis ce mauvais temps qui perdure. Vivement que je parte un peu au soleil ! J’espère que vous allez bien aussi.

 

Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Une semaine entre young adult et M/M. Une semaine sous le signe de l’ouverture d’esprit.

La chronique sur Wild heart arrive demain.

 

Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Je suis en train de finir ce gros pavé. Et je suis plutôt agréablement surprise. Je vous en reparle au cours de la semaine.

ordonne moi

 

Que vais-je lire ensuite ?

Mon choix est plutôt compliqué cette semaine. Je devrais recevoir de nouveaux livres en plus. Alors ce programme est vraiment très provisoire. Un mélange de nouveautés et de livres plus anciens qui me tentent depuis un moment.

 

C’est terminé pour cette semaine. On se retrouve lundi prochain. N’hésitez pas à vous aussi me dire ce que vous lisez. Passez une bonne semaine !

A bientôt sur le blog.

Elsa

 

The sun is also a star

Auteure : Nicola Yoon

Editions : Bayard

Résumé :

Daniel, 18 ans, est fils de coréens immigrés à New York. Il passe un entretien pour entrer dans la prestigieuse Université de Yale. Natasha vient de la Jamaïque. Sa famille, immigrée illégalement aux États-Unis, est sous le coup d’une procédure d’expulsion et devra quitter le pays le soir même. L’adolescente tente par tous les moyens de trouver une solution. Sous l’effet d’un enchaînement d’événements dus au hasard (ou au destin ?), Daniel et Natasha se rencontrent et vont vivre, le temps d’une journée, une belle histoire d’amour. Une histoire à laquelle viennent se mêler le jeu des coïncidences, la menace de l’exil et le poids des différences culturelles.

Avis :

Hello !

On se retrouve aujourd’hui pour mon avis sur le second livre de Nicola Yoon. J’avais adoré Everything everything. J’avais hâte de voir ce que ce second livre donnerait malgré quelques appréhensions.

Natasha est une immigrée jamaïcaine sans papier. Elle vit en Amérique depuis l’âge de 8 ans. C’est devenu son pays. Elle y a ses repères. Des amis. Elle y fait les études qu’elle aime. Mais sa famille s’est fait repérer. Et ce soir, à 22h, elle sera expulsée et sera contrainte de retourner vivre dans son pays natal, un pays qui lui est devenu étranger au fil du temps. Alors elle a décidé de se battre pour rester. Il ne lui reste plus que quelques heures. Elles seront déterminantes pour son avenir.

« Les êtres humains ne sont pas des créatures raisonnables. Au lieu d’être gouvernés par la logique, nous sommes gouvernés par les émotions. Si c’était le contraire, les gens sur cette Terre seraient plus heureux. Par exemple, à cause d’un simple coup de téléphone, j’ai commencé à espérer un miracle. Je ne crois même pas en Dieu. »

Daniel est Américano-coréen. Ses parents sont des immigrés. Mais lui est né en Amérique. Son avenir lui est dicté par ses parents. Il sera médecin et épousera une femme de son origine.

« Elle avait peut-être raison. Je cherche juste quelqu’un pour me sauver. Pour m’enlever des rails sur lesquels est ma vie, parce que je ne sais pas comment le faire moi-même. Je cherche à être submergé par l’amour, les il-était-écrit-que et le destin afin que les décisions concernant mon avenir ne m’appartiennent pas. Ce ne sera pas moi qui défierai mes parents. Ce sera le destin. »

Il croit aux mots et en l’amour. C’est un rêveur. Pour elle, tout repose sur la science et les faits démontrables. Elle déteste l’incertitude. Elle aime avoir le contrôle de la situation. L’amour est seulement temporaire. Ce jour-là, ils vont se rencontrer par hasard. Apprendre à se connaitre. Bouleverser le monde de l’autre. Mais leur temps est compté. Il n’y a pas de lendemain possible.

« Elle s’approche de nouveau, alors je fonce, puisque c’est apparemment ma façon d’être avec cette fille. Peut-être que tomber amoureux de quelqu’un, c’est aussi tomber amoureux de soi-même. J’aime qui je suis quand je suis avec elle. J’aime le fait de dire ce que je pense. De foncer malgré les obstacles qu’elle dresse devant moi. Normalement, je laisserais tomber mais, mais aujourd’hui, non. »

Ce livre est vraiment très intéressant et original. Je n’avais encore jamais lu de livre sur l’immigration et les différences culturelles. C’est tellement poignant. J’ai eu mal au cœur devant tant de racisme et d’injustice. Cette histoire est très enrichissante. C’est avant tout l’histoire des deux personnages principaux et de leur famille mêlée à une magnifique histoire d’amour très touchante.

« Les cœurs ne se brisent pas. C’est juste une chose parmi d’autres que les poètes affirment. Les cœurs ne sont pas en verre, en os ou dans un matériau qui pourrait se fendre ou se fragmenter ou voler en éclats. Ils ne se rompent pas en plusieurs morceaux. Ils ne tombent pas en miettes. Les cœurs ne se brisent pas. Ils cessent simplement de fonctionner. Une vielle montre d’une autre époque et pas de pièce pour la réparer. »

La construction du livre est un peu perturbante au début. Les points de vue des deux personnages principaux sont entrecoupés par des chapitres sur l’histoire de personnages secondaires. C’est un livre assez philosophique aussi. Les chapitres sont vraiment très courts. Ça rend l’histoire très addictive. Nicola Yoon a vraiment une plume bien à elle. Une plume douce et réaliste pour nous parler de sujets vraiment forts. Elle m’a émue. Je vous recommande grandement cette histoire.

« Ils s’embrassent, et s’embrassent encore. Lorsqu’ils s’écartent enfin l’un de l’autre, c’est avec un nouveau savoir. Ils ont le sentiment que la durée d’une journée est sujette à variation, et que l’on ne peut jamais savoir le matin comment elle se terminera. Ils ont le sentiment que l’amour change tout perpétuellement. C’est à cela que ça sert, l’amour. »

Note : 5/5

Elsa